Epoque Empire, vers 1808

SUITE DE CINQ FAUTEUILS ET D'UNE PAIRE DE CANAPES en bois doré, le dossier carré à trois cannelures, les accotoirs à décor de frises de feuilles de laurier terminés par une boule supportée par une colonne cylindrique. La ceinture sculptée de marguerites, palmes et fleurs de lotus. Les pieds antérieurs fuselés épaulés de godrons, les pieds postérieurs en gaine arqués.
Marque à l'encre au pochoir de Louise Marie Thérèse Bathilde d'ORLEANS, duchesse de BOURBON (1750-1822) (LB timbrée d'une couronne ducale dans un ovale), et étiquette à l'encre manuscrite "Petit Salon / de la Princesse / à côté du salon / de musique". Sur les sangles marque à l'encre au pochoir "ARC".
Epoque Empire, vers 1808 (accidents à la dorure)
Fauteuils : H. 97 cm - L. 69 cm - P. 62 cm
Canapé (avec quatre pieds devant et trois pieds derrière) : H. 97 cm -L. 151 cm - P. 74 cm

Expert :  Monsieur Antoine LESCOP de MOY 21, avenue de Messine. 75008 - tel : 014225191963 - lescop-de-moy.antoine@wanadoo.fr

Bibliographie :
L'excellente étude de Mathieu CARON "LB" THE FURNITURE LEGACY OF LOUISE BATHILDE D'ORLEANS, DUCHESSE DE BOURBON (1750-1822), pages 127 et suivantes (où nos sièges sont commentés et reproduits).

Provenance :
- Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1734-1838) : nos sièges faisaient partie de l'ameublement de l'Hôtel de Monaco, actuel Hôtel Matignon, occupé.par TALLEYRAND de 1808 jusqu'en 1811 (en mars 1808, Talleyrand échange avec soulte, son immeuble de la rue d'Anjou-Saint-Honoré, n°35, contre l'Hôtel de Matignon-Monaco, rue de Varenne, n°23 (actuellement 57) des mains de Mme Eléonora Franchi, dite Craufurd). Ils figurent dans l'inventaire dressé au moment où il rendit ce luxueux hôtel à la Couronne le 11 décembre 1811 avec tout son entier mobilier (voir l'excellente étude de Mathieu CARON)
- Domaine de la Couronne de décembre 1811 à septembre 1815.
- Louise Marie Thérèse Bathilde d'ORLEANS, duchesse de BOURBON (1750-1822) : après son retour d'exil, elle récupéra le 3 juin 1814 son palais de l'Elysée-Bourbon qu'elle échangera officiellement le 15 septembre 1815 contre l'Hôtel de Monaco avec tout son ameublement et éléments de décoration. Elle y mourut le 10 janvier 1822 et le légua à sa nièce Marie-Adélaïde d'Orléans, sœur de Louis-Philippe (futur roi des Français en 1830).
- Adélaïde Louise d'Orléans (1777-1847) . Louis-Philippe "trouvant convenable de ne pas dégarnir l'hôtel …" lui a fait "cession et abandon à titre de partage partiel …" de sa part "des meubles et effets mobiliers". Elle y mourut le 31 décembre 1847 et le légua à son neveu Antoine, duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, qui le loua au Colonel Herman Thorn (1783-1859) puis au général Cavaignac (1802-1857), le président du Conseil de la Seconde République.
Adélaïde avait aussi hérité de sa mère Louise Marie Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans (1753-1821) divers biens et propriétés et notamment le vieux château d'Arc-en-Barrois. Qui avait appartenu à son grand-père maternel Louis Jean Marie de Bourbon,  duc de Penthièvre (1725-1793). En 1845, Madame Adélaïde, décida de reconstruire le château et demanda que l'on restaure le mobilier de l'Hôtel de Monaco pour qu'il y soit envoyé.
- François, Prince de Joinville (1818-1900), son neveu, frère d'Antoine, duc de Montpensier, et fils du roi Louis-Philippe, qui reçut en héritage le domaine d'Arc-en-Barrois avec son mobilier provenant de l'Hôtel de Monaco. A sa mort en 1900 il le légua à son fils Pierre, duc de Penthièvre qui mourut peu de temps après.
-  La propriété passa donc à son neveu, Jean d'Orléans, duc de Guise (1874-1940)
- Monseigneur le comte de Paris (1908-1999), fils du précédent.
- "Vente de tableaux,  mobilier et livres  appartenant à  Mgr le comte de Paris et Mme la comtesse de Paris, provenant de la Quinta do Anjinho à Sintra",  Sotheby's Monaco, 14 et 15 décembre 1996,  lot 188. Provenant du château d'Arc en Barois.